[INTERVIEW] Michel Grisneaux : pizzaïolo équitable

Rencontre avec Michel Grisneaux,
patron de la pizzeria Di Venezia à la Roche-sur-Yon depuis 4 ans.

Depuis quand travaillez-vous avec une farine, issue de la démarche blé Agri Éthique ?

Nous travaillons avec un meunier vendéen « Moulin Bertrand ». Quand j’ai repris il y a 4 ans, il livrait déjà le restaurant, cela fait 26 ans qu’il livre en farine cette pizzeria ! C’est avec lui, que nous avons signé un contrat Agri-Éthique il y a 2 ans.

Pourquoi avoir fait ce choix ?

Nous avons fait le choix de rejoindre la démarche pour plusieurs raisons. Certes il y a le prix fixe mais ce qui nous a véritablement convaincu c’est la déconnexion avec les marchés financiers. Nous ne voulions pas que le marché du blé se fasse à Chicago, avec des traders qui spéculent sur le travail d’autrui. Pour nous, rejoindre la démarche, c’est un engagement éthique et militant.

Avec la Cavac, la coopérative qui livre le blé à notre moulin, nous avons pu rencontrer un agriculteur engagé dans cette démarche ! Il cultive son blé à seulement quelques kilomètres de notre pizzeria…, bref, c’est du local, ça créer du lien entre tous les partenaires de la filière et ça c’est très positif !

Est-ce que vous parlez de votre adhésion à Agri-Éthique à vos clients ?

Je leur en parle tout le temps ! On leur parle de la filière, de tous les partenaires qui sont engagés et de ce qui nous a motivés à rejoindre Agri-Éthique. Nos clients sont très attentifs, ils apprécient beaucoup cet engagement.

Quelle est la politique d’achat, à la pizzeria ?

Nous privilégions ce qui est d’origine locale. Sinon, nous achetons des origines France ou italienne, on est quand même dans une pizzerria !

Pour le pain, je fais appel à un boulanger, à La Roche-sur-Yon, qui est lui aussi engagé dans la démarche blé Agri-Éthique !

Le commerce solidaire ça évoque quoi pour vous ?

Tout le monde doit s’y retrouver, celui qui produit comme celui qui achète. Le producteur  doit être sûr de pouvoir vivre correctement de sa production. L’acheteur, lui, doit bénéficier de produits de qualité et avoir l’assurance de faire vivre les producteurs grâce à son achat !

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