Interview de Christophe Vinet, directeur Céréales Cavac

Christophe Vinet, directeur céréales du groupe Cavac et président Agri Ethique France répond à 3 questions sur la récolte du blé.

 

Quel état des lieux faites-vous de la récolte de blé tendre 2015, sur le département de la zone Cavac ?


La collecte 2015 a été très bonne, que ce soit en termes de quantité mais aussi en qualité. Nous sommes très satisfaits !
Les rendements des agriculteurs ont augmenté, tout comme les taux de protéine, entre 0,3% et 1% de progression selon les variétés.

Les conditions de récolte très favorables ont perm
is de préserver les propriétés amidonnière et boulangère de tous nos blés meuniers. Les conditions climatiques, particulièrement sèches en fin de cycle, ont protégé les blés de certaines maladies comme la mycotoxine.

 

Quelles sont les tendances nationales ?
A l’échelle nationale, la collecte est excellente. Les volumes ont progressé de 10% par rapport à l’année dernière, pour atteindre  41 millions de tonnes. Cette augmentation s’explique par l’accroissement des surfaces cultivées en blé tendre. Du point de vue qualité, la saison 2015 est une réussite. Le temps sec a été très favorable, il a permis d’éviter les problèmes de germination que nous avions connu l’année passée.

 

En ce moment, les prix d’achat pour le blé tendre ne sont pas en faveur des agriculteurs. C’est dans ces moments que la démarche Agri éthique prend tout son sens, quels sont vos retours du terrain à ce sujet ?
Si la récolte a été bonne en France, elle l’a aussi été à l’échelle européenne et en Russie. Tous ces rendements, pèsent sur le marché mondial et entrainent la chute des prix du blé. Aujourd’hui, les blés russes ou ukrainiens se vendent 15 dollars moins cher que nos blés français ! Cette situation entraine obligatoirement une baisse des prix d’achat pour nos agriculteurs. C’est là que la filière Agri éthique prend tout son sens. Grâce au pacte, nous sommes indépendants du grand export et des marchés financiers. Cette déconnexion des prix, permet à l’agriculteur, de sécuriser son exploitation dans n’importe quel cas de figure, et de préserver la filière « blé-farine-pain » en France.

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